dimanche 28 juin 2009

À Valence avec l'Orchestre National de Lyon

J’étais ce samedi 27 juin à Valence pour écouter le concert de l’Orchestre National de Lyon placé sous la direction de Laurence Equilbey.

Ce concert se tenait dans le cadre du Festival "Saou chante Mozart" dont nous fétions la 20ème édition. Un grand festival de musique au cœur de la Drome, qui a su offrir depuis toutes ces années une programmation de qualité dans de nombreux lieux du département.
Ce fut pour moi l’occasion de rencontrer le Maire de Valence Alain Maurice et son adjoint à la culture Jean Michel Petrissans et d'évoquer avec eux les collaborations entre les différentes villes de la région sur le plan culturel.

J’ai eu également le plaisir de visiter le centre du patrimoine arménien crée par la Ville de Valence en plein cœur de la cité, et dirigé avec dynamisme par Laure Piaton. Ce centre présente de manière claire l'histoire du peuple arménien et participe activement au réseau des lieux de mémoire dans la région.

jeudi 25 juin 2009

La confluence, une mémoire en mutation

C’est un véritable travail de production d’archives que viennent de réaliser Jacques DAMEZ et Lorette Nobecourt, pour ce deuxième tome de "La confluence - mémoires en mutation".

Un nouveau quartier de Lyon se crée à la Confluence, et l’élaboration de cette mémoire simultanément à la construction de ce nouveau territoire est fondamentale.

Ce travail entrepris par Jacques Damez à la demande de Lyon-confluence, réalisé sur plusieurs années, s’inscrit pleinement dans la tradition des missions photographiques à dimension patrimoniale.
Je pense à la mission héliographique de 1851 commandée par la commission des monuments historiques ou encore à la fameuse mission DATAR de 1983-1984 qui a fait un important relevé photographique de la France.
Nous construisons un nouveau centre de la ville et les travaux du photographe et de l'écrivain nous éclairent de la plus belle des manières sur cette mémoire en pleine évolution.
Jacques Damez & Lorette Nobécourt, « Lyon, La Confluence. Mémoires en mutation » (no.2), Editions Textuel, 2009.

vendredi 19 juin 2009

Sortie du Guide Utopia 2009 & Hommage à Lucien Mazenod

L'édition 2009 du guide culturel Utopia vient de sortir.

Son lancement fut une soirée particulière où nous avons tous souhaité rendre hommage à Lucien Mazenod, son directeur, qui nous a quitté il y a peu.
La revue Utopia est placée sous le signe du dialogue, de l'échange, de la parole. Année aprés année, Lucien Mazenod a toujours été volontaire pour donner la place à la présentation de jeunes artistes, à la lecture de textes de jeunes écrivains. Il a fait de sa revue un vrai lieu de création..

Sous son impulsion, et avec tous ses projets, Utopia est devenu plus qu’un guide, une galerie, un espace d’expression, un livre-objet où l’on revient sans cesse et où l’on découvre toujours de nouvelles choses.

Utopia c’est un témoignage de la vitalité de la scène artistique régionale, de tous ses lieux, de tous ses acteurs.

Lucien Mazenod aimait plus que tout aller à la rencontre des artistes, preuve en est le nombre important d’interviews présentées durant tous ces numéros de la revue.

Utopia est à son image, tel qu’il l’a pensé mais aussi tel qu’il imaginait la culture et les arts, sous l’angle de la diversité et de l’utopie.
Il écrivait en 2008 : « L’utopie n’est jamais accomplie, sa seule réalité est l’artiste, elle n’aménage pas mais désaménage, elle est par excellence le lieu de l’émergence.. »

Il y a là une part de sa philosophie, une part de l’identité de sa revue..

Je souhaite que la revue puisse continuer à être ce qu'elle a toujours été, un espace de liberté et de découverte.

dimanche 14 juin 2009

Le Musée des Beaux-arts de Lyon reconnu pour son dynamisme

Le Journal des arts dans son édition du 12 juin 09 vient de classer le Musée des Beaux-arts de Lyon au 2ème rang national pour son dynamisme.

Belle récompense pour sa directrice Sylvie Ramond et toute l’équipe du musée qui a entrepris une politique active au niveau des projets culturels (diversité des expositions, nombreux concerts, programme de conférences avec l’Ecole du Louvre, partenariats avec de nombreuses associations..).

Ce classement souligne également les efforts réalisés par le Musée pour la mise en valeur des collections ainsi que des programmes de donations et d'acquisitions. Il faut également saluer les collaborations fructueuses avec le secteur économique.

À partir du mois d'octobre le Musée proposera justement une nouvelle présentation de ses collections d'art moderne.

samedi 13 juin 2009

Renaissance de Gadagne/Musées


Plus de 2000 personnes hier pour la re-ouverture de Gadagne !

Gadagne-Musées ouvre ses portes au public après de nombreuses années de travaux et de rénovation.

Il vient reprendre sa place au cœur du réseau des musées de la ville, renforçant ainsi le paysage muséal lyonnais, riche de nombreuses institutions (Musée des Beaux-arts, Musée d’art contemporain, Musée de l’Imprimerie, Institut Lumière, Musée Gallo-romain..).

Il vient aussi reprendre sa place dans le cœur des lyonnais.


Un Musée témoin des mémoires et transformations de la ville

Gadagne - Musées s’inscrit dans la dynamique des nouveaux musées, au cœur des réseaux de recherche, des structures associatives et patrimoniales. Il sera un véritable acteur des réflexions sur l’histoire de Lyon, sur la valorisation de ses mémoires et de son patrimoine, sur les évolutions urbaines, passées, présentes et futures.
En cela il se positionne clairement, au sein de la politique culturelle de la Ville de Lyon, comme l’institution coordinatrice de la réflexion sur l’histoire de la ville, sur ses transformations et son devenir.
Témoin de son passé et lieu de conservation de son histoire, il s’inscrira comme un lieu de rassemblement et de débats sur les mémoires de la cité.
Egalement musée international de la marionnette il retracera avec attention cette grande histoire de la marionnette et de Guignol.

Avec l’ouverture de Gadagne-Musées, le réseau des musées lyonnais s’agrandit et renforce son dynamisme et sa diversité.


vendredi 5 juin 2009

Le témoignage d'un combattant

J'ai eu l’honneur d’accueillir récemment à l’Hôtel de Ville de Lyon, Daniel CORDIER, ancien secrétaire de Jean MOULIN. Daniel CORDIER vient de publier ses mémoires "Alias Caracalla" aux Editions Gallimard, qui relatent les années de combat entre l’été 1940 et la capture de Jean MOULIN en juin 1943.

En juin 1940, ils furent peu nombreux ceux qui ont souhaité poursuivre le combat. Daniel CORDIER était de ceux là. C’est lors de l'été 42, à Lyon, après deux ans d’entrainement en Angleterre, qu’il rencontra Jean MOULIN. Il devient alors son secrétaire pour mener à bien la « mission Rex », l’unification de la Résistance.

À cette époque là, les troupes de la résistance c’était bien peu de monde, c’était un réseau d’hommes et de femmes engagées, liés par une foi patriotique intense qui cherchaient avec de faibles moyens à agir pour la libération de la France. Quand Jean MOULIN fut parachuté en Provence en janvier 42, la Résistance n’était alors qu’un « désordre de courage » comme l’écrivait André MALRAUX dans son hommage posthume en 1964.

La mission qu’a tenu Daniel CORDIER auprès de Jean MOULIN jusqu’en juin 1943, à Lyon, à Paris, c’était l’une des missions clés décidées par le Général De GAULLE : réaliser l’unité de la Résistance comme moyen capital du combat, pour la libération de la France, pour l’unité de la Nation. Cette mission de Jean MOULIN a abouti à un succès, le 27 mai 1943, avec la création du Conseil national de la Résistance. Pour la première fois depuis juillet 1940, la France allait retrouver sa voix.

Il faut rendre hommage à tous ces hommes et femmes, et notamment tous ces jeunes, témoins souvent oubliés par l’histoire, qui ont agit au quotidien au péril de leur vie pour mener à bien leur action.

L’histoire de la Résistance à Lyon résonne à travers des lieux, des noms, des visages, et Daniel CORDIER évoque dans son livre toutes ces rues et ces places qui restent gravées dans sa mémoire : la Rue Philippeville prés du parc de la Tête d’or où il résidait, la rue de la charité, la rue Sala, la gare de Perrache, la place Raspail, la Place Bellecour, les traboules, les différents lieux des boîtes aux lettres..

Pendant ces 4 années de guerre Lyon fut le point de rassemblement de toutes les grandes figures de la Résistance : Jean Moulin, Berty Albrecht, Lucie et Raymond Aubrac ... et tant d’autres. Les résistants voulaient une France moderne, progressiste et sociale. Celle qu’ils allaient dessiner dans le programme du Conseil National de la Résistance.

J’ai lu avec passion ce témoignage, ces années de vie secrète en tant que soldat de la France libre, l’engouement et l’engagement qui étaient les siens.

Ce combat pour la liberté, il nous revient de le faire vivre et de le transmettre dans toute sa vérité aux générations futures. Les hommes et les femmes qui ont incarné l’esprit de la Résistance ont imposé leur volonté aux fatalités de l’histoire. L’utopie qu’ils ont fait naître d’une France libre, d’une Europe en paix, démocratique et solidaire, a trouvé son prolongement bien au-delà du temps de la guerre. Leur engagement collectif continu d’inspirer les hommes libres que nous sommes, leur exemple doit continuer d’inspirer les citoyens de demain.



Daniel CORDIER. Alias Caracalla, Editions Gallimard - "Témoins", 932 p., 2009.