Il me semblait très important de me rendre à Avignon pour son festival de théâtre incontournable, qui est une des plus importantes manifestations internationales du spectacle vivant contemporain. Durant mon séjour, j'ai notamment eu l'occasion de voir deux spectacles très intéressants de compagnies subventionnées par la région Rhône-Alpes au cours de la programmation Off du festival.
Le premier, Erendira, a été présenté par la compagnie lyonnaise Premier Acte et mis en scène par Sarkis Tcheumlekdjian. La pièce a été écrite il y a maintenant plusieurs années d'après "l'incroyable histoire de la candide Erendira et de sa grand-mère diabolique" de Gabriel Garcia Marquez. Je vous invite à vous immerger dans cette pièce aux allures magiques et poétiques, interprétée par des comédiens talentueux et charismatiques. Cette représentation a été un véritable enchantement.
J'ai ensuite assisté au spectacle de la comédie KastôrAgile, Fermez vos yeux, Monsieur Pastor.
Atteint du "Mal d'Hercule" (ce nom est associé à l'épilepsie), Gilles Pastor devient metteur en scène de lui-même. Fermez vos yeux, Monsieur Pastor est un théâtre ludique de la maladie, une thérapie par l'art, où le mal qui nous habite est ausculté de l'intérieur pour produire une autofiction qui retourne l'intime pour le confronter à la culture. La maladie est mise à distance, et paradoxalement, apprivoisée. Cette pièce tente aussi de mettre en scène la société contemporaine malade de son individualisme.
Ce spectacle déroutant est magnifiquement interprété par deux acteurs qui mettent tout leur talent au profit de la véracité du propos. Par ailleurs, j'ai été particulièrement touché par cette histoire, étant moi-même directement impliqué dans le milieu médical.
Outre le plaisir de voir des pièces de théâtre novatrices de compagnies prometteuses, mon déplacement à Avignon a été l'occasion pour moi d'affirmer mon soutien au spectacle vivant.
En effet, le retrait progressif de l'Etat de nombreux projets culturels incite les collectivités à persévérer dans la défense du monde de la culture. Je poursuis ainsi mon engagement dans un soutien toujours plus solide aux artistes. En tant qu'adjoint à la culture d'une grande ville comme Lyon, je souhaite garantir mon rôle de défenseur des artistes et de l'accès à la culture au plus grand nombre, tout en m'investissant pour les publics de demain. La confiance entre les élus et les acteurs culturels est essentielle pour réaliser des projets forts et innovants.
vendredi 30 juillet 2010
jeudi 29 juillet 2010
Le succès de Ben
Le Musée d'Art Contemporain de Lyon peut se féliciter du large succès qu'a rencontré l'exposition consacrée à Ben, un artiste français majeur à l'univers à la fois comique et dramatique. Depuis le mois de mars, personne n'a pu passer à côté de l'événement, que ce soit en utilisant un vélo'v ou en regardant un panneau d'affichage comme celui installé à Perrache, De quoi avez-vous peur.
L'exposition, intitulée Strip-tease intégral de Ben, a pris fin le 11 juillet.
100 191 visiteurs ont été comptabilisés en un peu plus de quatre mois, ce qui place la rétrospective en troisième position derrière Keith Haring et Andy Warhol qui ont respectivement attiré 168 000 et 147 000 visiteurs en 2008 et 2005.
Fort de ce succès, le MAC promet encore de belles rencontres avec l'art contemporain dès le 11 septembre avec trois nouvelles expositions: Trisha Brown; A step backward/Bob's kitchen/Caprice et une collection des oeuvres de Bruce Nauman.
L'exposition, intitulée Strip-tease intégral de Ben, a pris fin le 11 juillet.
100 191 visiteurs ont été comptabilisés en un peu plus de quatre mois, ce qui place la rétrospective en troisième position derrière Keith Haring et Andy Warhol qui ont respectivement attiré 168 000 et 147 000 visiteurs en 2008 et 2005.
Fort de ce succès, le MAC promet encore de belles rencontres avec l'art contemporain dès le 11 septembre avec trois nouvelles expositions: Trisha Brown; A step backward/Bob's kitchen/Caprice et une collection des oeuvres de Bruce Nauman.
Publié par
Georges Képénékian
à
11:27
lundi 19 juillet 2010
Hommage à Philippe Faure
J’ai appris avec une grande tristesse la disparition brutale de Philippe Faure.
C’est un homme de théâtre, un homme de culture qui nous quitte, il avait créé la Compagnie de la Goutte puis pris la direction du Théâtre de la Croix-rousse suite au départ de la Maison de la Danse.
Il avait su faire de ce théâtre un miroir de ses engagements, de ses découvertes culturelles, un lieu de prise de parole des artistes, un espace pour ses mises en scène.
A l’invitation de Philippe, de nombreux artistes lyonnais ont donné à ce lieu toute sa force, je pense à Bruno Boeglin, à la compagnie Turak, à Emmanuel Meirieu notamment... Philippe a aussi accueilli de grands artistes internationaux comme Omar Porras, Pippo del Bonno..
Philippe était un homme de la parole vive, un homme d’engagement, déterminé, qui s’est battu pour la reconnaissance de son théâtre après avoir gagné l’attachement du public. Grace à son travail et celui de son équipe, ce théâtre fait aujourd’hui partie du paysage croix-roussien, comme de la scène culturelle lyonnaise et régionale.
Homme de scène, metteur en scène et comédien, il a su attirer à ses représentations un public qui venait voir cet homme, grand comédien au fort caractère, qui savait si bien exprimer les angoisses et l’ironie des grandes figures du répertoire. Personne n’oubliera son rôle dans « le Malade imaginaire »…
Le monde du théâtre lyonnais perd une de ses figures les plus vives et les plus attachantes.
C’est un homme de théâtre, un homme de culture qui nous quitte, il avait créé la Compagnie de la Goutte puis pris la direction du Théâtre de la Croix-rousse suite au départ de la Maison de la Danse.
Il avait su faire de ce théâtre un miroir de ses engagements, de ses découvertes culturelles, un lieu de prise de parole des artistes, un espace pour ses mises en scène.
A l’invitation de Philippe, de nombreux artistes lyonnais ont donné à ce lieu toute sa force, je pense à Bruno Boeglin, à la compagnie Turak, à Emmanuel Meirieu notamment... Philippe a aussi accueilli de grands artistes internationaux comme Omar Porras, Pippo del Bonno..
Philippe était un homme de la parole vive, un homme d’engagement, déterminé, qui s’est battu pour la reconnaissance de son théâtre après avoir gagné l’attachement du public. Grace à son travail et celui de son équipe, ce théâtre fait aujourd’hui partie du paysage croix-roussien, comme de la scène culturelle lyonnaise et régionale.
Homme de scène, metteur en scène et comédien, il a su attirer à ses représentations un public qui venait voir cet homme, grand comédien au fort caractère, qui savait si bien exprimer les angoisses et l’ironie des grandes figures du répertoire. Personne n’oubliera son rôle dans « le Malade imaginaire »…
Le monde du théâtre lyonnais perd une de ses figures les plus vives et les plus attachantes.
Publié par
Georges Képénékian
à
12:26
jeudi 8 juillet 2010
Carolyn Carlson à la Maison de la Danse
La danse est très bien représentée à Lyon depuis 1980 grâce à la Maison de la Danse, un lieu à part entière pour cet art. Le succès pérenne de sa programmation témoigne de l’importance d’un espace dédié à la danse. Guy Darmet, son directeur depuis 30 ans poursuit le développement de la Maison vers une ouverture toujours plus large à tous les publics et une mise en valeur de la danse et de ses nouveaux protagonistes grâce à un important soutien aux artistes.
Je vous invite à revivre la présentation exceptionnelle de la saison 2010/2011 et à découvrir les abonnements proposés par la Maison de la Danse afin de profiter de nombreuses séances.
Je vous invite également à découvrir ou à redécouvrir Blue Lady, l’extraordinaire spectacle de Carolyn Carlson, l'actuelle directrice du Centre chorégraphique national de Roubaix et des Ateliers de Paris à La Cartoucherie de Vincennes. Ce solo inoubliable, créé en 1983, a été confié spécifiquement au danseur Tero Saarinen. Cet événement, qui avait marqué la Biennale en 2008, a été magnifiquement revisité par la Maison de la Danse à l’occasion de ses 30 ans.
chorégraphie Carolyn Carlson | interprétation Tero Saarinen | musique originale René Aubry | scénographie originale Frédéric Robert | lumières recréation Peter Vos | lumières originales John Davis, Claude Naville | costumes recréation Chrystel Zingiro
Je vous invite à revivre la présentation exceptionnelle de la saison 2010/2011 et à découvrir les abonnements proposés par la Maison de la Danse afin de profiter de nombreuses séances.
Je vous invite également à découvrir ou à redécouvrir Blue Lady, l’extraordinaire spectacle de Carolyn Carlson, l'actuelle directrice du Centre chorégraphique national de Roubaix et des Ateliers de Paris à La Cartoucherie de Vincennes. Ce solo inoubliable, créé en 1983, a été confié spécifiquement au danseur Tero Saarinen. Cet événement, qui avait marqué la Biennale en 2008, a été magnifiquement revisité par la Maison de la Danse à l’occasion de ses 30 ans.
chorégraphie Carolyn Carlson | interprétation Tero Saarinen | musique originale René Aubry | scénographie originale Frédéric Robert | lumières recréation Peter Vos | lumières originales John Davis, Claude Naville | costumes recréation Chrystel Zingiro
Publié par
Georges Képénékian
à
12:05
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