Exposition événement à Gadagne.
La cuisine a marqué l’histoire de notre ville de la plus belle des manières. L’art de bien manger appartient à l’art de vivre lyonnais depuis l’antiquité, et a connu avec des écrivains comme Rabelais, puis Erasme et encore Stendhal une renommée internationale.
Victor Hugo disait de Lyon : « c’est la ville du métier, c’est la ville de l’art », elle représente l’initiative ingénieuse, l’effort du bien vers le mieux.. » Il y a dans ces mots l’essence de l’art gastronomique lyonnais, la richesse des innovations dans la simplicité, le degré suprême de l’art !
Stendhal écrivait en 1837 pour illustrer cette ingéniosité : à Londres j’ai appris que l’on cultive 22 espèces de pommes de terre, à Lyon j’ai vu 22 manières différentes de les apprêter !
A travers les siècles cette cuisine va faire la renommée de la France, la renommée de notre ville.
Dans les années 1920-1930 les grands noms fondateurs seront la Mère Fillioux, la mère Brazier (première femme distinguées par 3 étoiles au Michelin) .. je pense aussi à Léa Bidaut, première femme Toque blanche.. et tellement d’autres noms… Les années 60 seront aussi marquées par une grande effervescence, Alain Chapel à Mionnay, Paul Bocuse à Collonges au Mont d’or… Là aussi que de grands noms durant ce siècle écoulé…
La cuisine lyonnaise a continué d’évoluer au gré du génie des chefs, de leur inspiration, de leur ferveur, de leur instinct, vers le manger bien, le manger sain. Son histoire nous montre que la cuisine lyonnaise est plus un laboratoire qu’un musée.
La gastronomie a marqué l’histoire de notre ville, ses rues et ses places : je pense bien sur aux différentes halles que Lyon a connues durant son histoire, ses nombreux marchés aujourd’hui, et ses quartiers dont le nom de certaines rues rappelle cette histoire : rue de la fromagerie, rue poulaillerie… Elle a aussi marqué l’histoire de l’imprimerie : c’est à Lyon en 1552 que Nostradamus publie son "traité des confitures" !
Mais que serait la richesse de la cuisine lyonnaise sans son territoire, son terroir… : le Bugey et ses beurres, ses crèmes et ses champignons, les Dombes humides et leurs poissons, le charolais et son bétail, la vallée du Rhône et ses fruits et légumes, je pense aussi bien sur aujourd’hui au beaujolais et à ses vins..et la proximité de la Bourgogne, la Bresse et ses volailles, les denrées et les fruits du Dauphiné, des monts du lyonnais, de l’Ardèche, de la Drome, c’est ce territoire merveilleux, si divers, qui permet d’offrir à notre cuisine cette diversité et cette simplicité !
Comme l’on dit souvent : Tellement de bonnes fées se sont penchées sur le berceau qu’il ne pouvait en sortir que des merveilles…