jeudi 24 novembre 2011

Forum Libération de Lyon - 1

Le Forum Libération de Lyon commence demain, (il affiche complet, les conférences sont retransmises sur Internet.).

Il va permettre des temps de réflexion et des débats sur des sujets contemporains pour la culture.

Ce sera le cas avec les questionnements liés à l’impact du numérique sur le monde culturel avec les débats intitulés « Vers un musée 2.0 ? » et «Internet écrit-il la fin du livre » ?


De manière plus large, deux autres débats vont concerner la place de la culture dans la vie de nos métropoles ainsi que dans la construction de l’Europe : « La culture peut elle donner un sens à l’Europe ? », « et si l’intégration passait par la culture ? ». Gérard COLLOMB participera à cette dernière conférence avec le Maire de Rotterdam.


Je suivrai avec attention ces débats durant ces 3 jours.

mardi 22 novembre 2011

Déplacement au Liban

Je suis en déplacement au Liban du 22 au 24 dans le cadre de la coopération entre Lyon et les villes libanaises. De nombreux projets sont en cours, la coopération entre Lyon et le Liban étant fort ancienne.

Ce déplacement a pour objet de finaliser la coopération culturelle avec la Ville de Tripoli au nord de Beyrouth.

Il s’agit d’un programme d’appui à la structuration d’une politique culturelle à visée touristique pour cette ville avec la création d’un centre d’interprétation sur l’histoire et le patrimoine de la cité.

Je suis accompagné de Jean Michel DACLIN, adjoint aux relations internationales et de Maria-Anne Privat Savigny, Directrice des Musées Gadagne à Lyon, qui pourra évoquer toute l’expérience de notre ville dans la valorisation du patrimoine.

lundi 21 novembre 2011

Le Forum Libération à Lyon


Le Forum libération revient à Lyon ce week-end avec notamment de nombreux débats sur la culture, sur l'avenir du livre, des bibliothèques, des musées.

Retrouvez le programme sur le site internet et venez participez à ces journées !

L'Histoire de la gastronomie lyonnaise aux Musées Gadagne

Exposition événement à Gadagne.


La cuisine a marqué l’histoire de notre ville de la plus belle des manières. L’art de bien manger appartient à l’art de vivre lyonnais depuis l’antiquité, et a connu avec des écrivains comme Rabelais, puis Erasme et encore Stendhal une renommée internationale.

Victor Hugo disait de Lyon : « c’est la ville du métier, c’est la ville de l’art », elle représente l’initiative ingénieuse, l’effort du bien vers le mieux.. » Il y a dans ces mots l’essence de l’art gastronomique lyonnais, la richesse des innovations dans la simplicité, le degré suprême de l’art !

Stendhal écrivait en 1837 pour illustrer cette ingéniosité : à Londres j’ai appris que l’on cultive 22 espèces de pommes de terre, à Lyon j’ai vu 22 manières différentes de les apprêter !

A travers les siècles cette cuisine va faire la renommée de la France, la renommée de notre ville.

Dans les années 1920-1930 les grands noms fondateurs seront la Mère Fillioux, la mère Brazier (première femme distinguées par 3 étoiles au Michelin) .. je pense aussi à Léa Bidaut, première femme Toque blanche.. et tellement d’autres noms… Les années 60 seront aussi marquées par une grande effervescence, Alain Chapel à Mionnay, Paul Bocuse à Collonges au Mont d’or… Là aussi que de grands noms durant ce siècle écoulé…

La cuisine lyonnaise a continué d’évoluer au gré du génie des chefs, de leur inspiration, de leur ferveur, de leur instinct, vers le manger bien, le manger sain. Son histoire nous montre que la cuisine lyonnaise est plus un laboratoire qu’un musée.

La gastronomie a marqué l’histoire de notre ville, ses rues et ses places : je pense bien sur aux différentes halles que Lyon a connues durant son histoire, ses nombreux marchés aujourd’hui, et ses quartiers dont le nom de certaines rues rappelle cette histoire : rue de la fromagerie, rue poulaillerie… Elle a aussi marqué l’histoire de l’imprimerie : c’est à Lyon en 1552 que Nostradamus publie son "traité des confitures" !

Mais que serait la richesse de la cuisine lyonnaise sans son territoire, son terroir… : le Bugey et ses beurres, ses crèmes et ses champignons, les Dombes humides et leurs poissons, le charolais et son bétail, la vallée du Rhône et ses fruits et légumes, je pense aussi bien sur aujourd’hui au beaujolais et à ses vins..et la proximité de la Bourgogne, la Bresse et ses volailles, les denrées et les fruits du Dauphiné, des monts du lyonnais, de l’Ardèche, de la Drome, c’est ce territoire merveilleux, si divers, qui permet d’offrir à notre cuisine cette diversité et cette simplicité !

Comme l’on dit souvent : Tellement de bonnes fées se sont penchées sur le berceau qu’il ne pouvait en sortir que des merveilles…